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Dépakine, les pères traités, un risque pour le foetus

L’APESAC est interpellée depuis plusieurs années concernant la problématique des hommes traités par Dépakine, Dépakote, Dépamide qui sont ou veulent devenir pères. De nombreux témoignages nous ont été rapportés concernant leurs enfants qui présentaient comme chez les fœtus exposés durant la grossesse des troubles du comportement.

En 2017, à l’occasion de la réévaluation européenne des conditions de prescription du Valproate au niveau européen avec notamment de la mise en place des pictogrammes sur les boîtes de médicaments, nous avions demandé que soit menées des études sur les pères ayant pris ce médicament et l’impact sur leur descendance. Après 5 ans d’attente, le résultat de l’étude ENEPP est là nos doutes sont confirmés.

Pour le moment nous n’avons pas accès à l’étude, l’agence nationale du médicament ANSM a publié le 16 Mai par communiqué de presse, les premiers résultats qui indique chez les hommes traités par Valproate dans les trois mois qui précèdent la conception : « une augmentation du risque de troubles neuro-développementaux, comme des troubles du spectre autistique, chez les enfants dont le père a été exposé au valproate. Ce risque varie entre 5,6 % et 6,3 % chez les enfants nés de père exposé au valproate contre 2,5 % et 3,6 % pour les enfants nés de père traité par lamotrigine (Lamictal) ou lévétiracétam (Keppra). Pour rappel, ce risque de troubles neurodéveloppementaux est de l’ordre de 30 à 40 % après une exposition maternelle au valproate (Dépakine). »

Dans le cadre des études effectuées sur l’impact transgénérationnel (petits-enfants Depakine), nous avons déjà constaté que la Dépakine modifie le niveau d’expression des gènes, il paraît logique qu’il en soit de même pour le sperme de l’homme baignant dans le valproate.

Nous espérons que l’ANSM, l’EMA (Européen Medicine Agency) vont investiguer les mécanismes d’action de la Dépakine sur le sperme. Il existe déjà des études qui indiquent que la Dépakine affecte la qualité du sperme (quantité, rapidité). Aujourd’hui il est urgent de savoir comment cela affecte la descendance des hommes prenant ce médicament.

En Nouvelle Zelande, le site de l'Agence du médicament MEDSAVE à d'ores et déjà mis un guide d'information à disposition des homme. Sanofi a communiqué sur le sujet auprès des professionnel de santé. On se demande pourquoi en France une telle communication est absente.

Aujourd’hui l’APESAC recense 70 hommes ayant consommé de la Dépakine avec enfants qui ont des troubles neurocomportementaux.

Si vous nous avez contacté il y a plusieurs années, n’hésitez pas à nous recontacter pour qu’on vous partage nos dernières connaissances sur le sujet, nous restons à votre écoute.

Nous cherchons des hommes qui accepteraient de témoigner dans la presse pour raconter leurs histoires, et faire connaître cela car aujourd’hui cette communication de l’agence est restée très peu traité par la presse.

N'hésitez pas à nous contacter

Doc de référence :

https://www.researchgate.net/publication/45651277_Reproductive_toxicity_of_sodium_valproate_in_male_rats 

http://www.bioline.org.br/request?ph10028