Le Parisien
L’Agence du médicament vient d’informer les médecins du risque potentiel pour les enfants à naître quand le papa est sous traitement. À Sète (Hérault), Yves s’interroge.
Ce sont les premiers mots qui lui sont venus à l’esprit, ceux qu’il a eu besoin de prononcer immédiatement. « Je suis désolé, mon fils », a dit Yves Plagnat à Jérôme. Le cadet de ses deux enfants n’a pas compris. « Désolé de quoi, papa ? Tu n’as pas à t’excuser. » S’excuser d’avoir été épileptique, d’avoir pris un médicament pour contrer les crises qui secouaient son corps et, trente ans plus tard, d’apprendre que ledit cachet est – peut-être – à l’origine du trouble autistique diagnostiqué, petit, à Jérôme.