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« Que deviendra-t-elle quand nous ne serons plus là ? » : l’ex-animateur star de TF1 Jean-Marc Laurent a tout quitté suite au handicap de sa fille dont il se sent responsable

Marie Claire

Jean-Marc Laurent, ancien animateur star de TF1, s’attaque à une multinationale pharmaceutique pour sa fille en situation de handicap.

Il est l’un des visages emblématiques de la télévision des années 80. C’est sur NRJ, alors qu’il était âgé d’à peine 20 ans, que Jean-Marc Laurent a fait ses armes. En 1983, TF1 flaire le potentiel de ce jeune homme plein d’entrain. La chaîne le propulse à la présentation de Croque-vacances avant de lui confier l’animation du jeu Tapis vert.

Dans les années 90, Jean-Marc Laurent se tourne vers la presse. Il prête alors sa plume à Famille MagazinePodium ou encore Le Pèlerin. C’est à la même période que le touche-à-tout signe son premier ouvrage, une enquête historique sur un consul à Madagascar.

Jean-Marc Laurent s’attaque à une multinationale pharmaceutique

Côté vie privée, Jean-Marc Laurent est marié depuis 1995 à Anita, une Malgache, avec qui il a deux filles, Margot, 22 ans, et Éloïse, 17 ans. C’est pour son aînée qu’il a décidé de revenir dans la lumière et de se battre.

C’est le combat de David contre Goliath, ou plutôt celui d’un père en colère face à une multinationale pharmaceutique. Le 13 février dernier, Jean-Marc Laurent a déposé une plainte contre X pour « tromperie aggravée » et « mise en danger d’autrui ». L’ancien animateur estime que le handicap de sa fille Margot, diagnostiquée « multidys », est lié à sa consommation, au moment de sa conception, d’un antiépileptique au cœur d’un scandale sanitaire majeur.

Jean-Marc Laurent se présente comme le premier « papa Dépakine »

L’affaire de la Dépakine n’a pas fini de faire parler. Depuis le début des années 2010, la consommation de ce médicament antiépileptique est associée à de graves malformations congénitales (environ 10 % des cas) et à un risque accru de troubles du développement chez les enfants exposés pendant la grossesse. Parmi ces troubles, on trouve notamment des retards de langage ou de marche, ainsi que des difficultés cognitives.

Interrogé dans les colonnes de Libération, Jean-Marc Laurent se présente comme le premier « papa Dépakine ». En novembre dernier, une étude menée par le groupement Epi-Phare a mis en cause le valproate de sodium, substance active du médicament commercialisé par le géant Sanofi, en l’associant à un risque accru de troubles du développement intellectuel chez des enfants de pères traités au moment de la conception. Jusqu’à présent, seul un lien avec une exposition pendant la grossesse, via la mère, avait été établi.

« Que deviendra ma fille quand nous ne serons plus là ? »

Aujourd’hui, Jean-Marc Laurent confie être « hanté par la mort », une inquiétude permanente alimentée par une interrogation qui le poursuit. « Que deviendra ma fille quand nous ne serons plus là ? », s’inquiète le père de famille, qui dit avoir pris les devants pour assurer l’avenir de son enfant.

Rongé par une « intense culpabilité » qu’il souhaite voir « changer de camp », l’ancien journaliste s’est engagé au sein de l’Apesac (Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant). Il milite désormais pour que le fonds d’indemnisation soit enfin accessible aux pères de famille.

Source : Marie Hervichon

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