Madagascar News Room
Depuis quelques années, un autre combat a changé la nature de son exposition médiatique. Jean-Marc Laurent a pris publiquement position sur les risques liés au valproate de sodium, commercialisé notamment sous le nom de Dépakine. Il mise beaucoup sur l’APESAC ( https://apesac.org/), l’Association d’Aide aux Parents d’Enfants souffrant du Syndrome de l’Anti-Convulsivant, fondée et présidée par la lanceuse d’alerte Marine Martin. L’association joue un rôle de premier plan dans l’information et l’accompagnement des familles touchées par ce dossier sanitaire. Son travail, largement accessible sur Internet, constitue également une source d’information précieuse pour les familles, dont celles des autres pays dont Madagascar.

Aux côtés de la lanceuse d’alerte et présidente de l’Apésac Marine Martin, lors d’une audition
à l’Assemblée Nationale au sujet de la Dépakine (2023)
Jean-Marc Laurent est ainsi devenu l’un des visages de ce combat. Père d’une adolescente, il témoigne des conséquences qu’il associe à son propre traitement par Dépakine avant la conception de sa fille. En février 2026, il a saisi la justice française. Une démarche qui lui a valu d’être présenté comme le premier « papa Dépakine » à engager une procédure judiciaire. En mars, Le Monde lui consacrait un article dans lequel il expliquait vouloir faire changer la culpabilité de camp. Son témoignage a également été relayé au-delà de la France, jusqu’au Québec. Pour Jean-Marc Laurent, il ne s’agit plus seulement de raconter son histoire personnelle. Il s’agit aussi de faire connaître une problématique qui concerne de nombreuses familles.
Il y a quelque chose d’assez logique, finalement, dans le parcours de Jean-Marc Laurent. La radio lui a appris à écouter. La télévision lui a appris à regarder. Le journalisme lui a appris à questionner. Le coaching lui a appris à transmettre. Et Madagascar lui a peut-être appris à prendre le temps. Car derrière le professionnel des médias, derrière le coach et désormais derrière le « papa Dépakine » qui témoigne publiquement, il reste un homme dont l’histoire avec la Grande Île remonte à l’enfance. Mahajanga et ses souvenirs. Sainte-Marie et ses airs de paradis, les vielles bâtisses de la capitale… Les expériences à travailler dans les radios et les télévisions malgaches. Les multiples rencontres, les projets parfois réussis, parfois arrêtés faute de moyens… Autant de fils qui finissent par former une seule histoire. Et lorsqu’il en parle, quelque chose change dans le ton. Ce n’est plus tout à fait le professionnel qui raconte son parcours. C’est l’enfant de cinq ans qui semble refaire surface. Madagascar n’a donc jamais été une parenthèse. Elle est quelque part dans la bande-son de sa vie.
Précision : Photographies privées prêtées avec l’aimable autorisation de Jean-Marc Laurent.