Dépakine : la famille Latreille poursuit son combat 

 Le républicain du 23 mars 2017 - Par M. Vialette

 

Franck Latreille et son épouse, dont les enfants sont victimes du scandale de la Dépakine, ont témoigné dans Envoyé spécial le 16 mars.

Maître Charles Joseph-Oudin, défenseur de nombreuses familles victimes de la Dépakine, Elice Lucet, Franck Latreille et son épouse Emmanuelle Latreille-Bouet, avec Marine Martin, présidente de l’APESAC, sur le plateau de France 2.

Ils sont les ambassadeurs du combat contre la Dépakine. Touchée par ce scandale sanitaire, la famille Latreille, qui réside à Orsay, a accepté de té- moigner dans l'émission Envoyé Spécial. Lors de la diffusion le jeudi 16  mars sur France  2, la France entière a pu découvrir l'histoire de Franck et Emmanuelle, et de leurs jumeaux, Erwann et Azénor, victimes de ce médicament. En effet, la Dépakine, produite par le laboratoire Sanoi et prescrite aux épileptiques et aux bipolaires, aurait été consommée par plus de 14 000 femmes pendant leur grossesse, dans la seule période de 2007-2014. Sauf que ce traitement, «  bien qu'il soit un excellent anti-épileptique  », a de graves conséquences sur les fœtus. « Ma femme prend de la Dépakine depuis 23 ans car elle est épileptique. Quand elle est tombée enceinte en 2008, elle en prenait quotidiennement  », explique Franck Latreille. Erwann et Azénor sont donc nés prématurément et montrent rapidement des troubles du comportement. Azénor souffre d'un déicit de tonus musculaire et Erwann est atteint d'autisme. L'Apesac se réunira le samedi 25 mars Grâce à ce témoignage télé- visé, Franck et Emmanuelle veulent sensibiliser les Fran- çais, et même à l'international puisque la Dépakine a été distribuée dans plus de cent pays. « Beaucoup de gens ne savaient pas ce qu'il se passait. Là, ils prennent conscience que ce scandale touche de nombreuses familles. On ne veut pas que le médicament soit interdit car c'est un traitement excellent. Il faut seulement qu'il ne soit plus prescrit à des jeunes femmes en âge de procréer car 11 % des enfants nés sous Dépakine ont des troubles du comportement et 30 à 40 % de ces troubles neurologiques peuvent aller jusqu'à l'autisme. On veut éviter que cela devienne encore plus grave », poursuit le père de famille, qui participera à un grand rassemblement de l'Apesac ce samedi 25 mars à Paris.

M. Vialette